Fiabiliser les échanges entre RH et paie
Les congés, heures travaillées, variables et notes de frais sont centralisés puis transmis au logiciel de paie afin de limiter les ressaisies.
Le SIRH français modulaire connecté à la paie
Verdict indépendant, sans note décorativeStaff & Go est un SIRH français modulaire conçu pour centraliser les principaux processus RH sans remplacer le logiciel de paie. Ses dix modules couvrent notamment l'embauche, le recrutement via Flatchr, les congés et absences, la gestion des temps, les variables de paie, les notes de frais, les entretiens, la communication interne, la signature électronique et l'archivage des bulletins. Le module Embauche gère les contrats ainsi que les parcours d'onboarding et d'offboarding, tandis que le recrutement s'appuie sur la solution Flatchr. Staff & Go se connecte notamment à Silae, Openpaye, Wagyz, Yeap, Weekera, Linc et Isapaye afin de limiter les ressaisies entre les données RH et la paie.
Staff & Go est particulièrement pertinent pour les PME et ETI françaises qui souhaitent digitaliser leurs processus RH tout en conservant leur logiciel de paie. Sa modularité évite de payer immédiatement pour une suite complète, tandis que la synchronisation des congés, des temps, des variables et des notes de frais réduit les doubles saisies. Il convient moins aux entreprises qui recherchent une paie native ou un module de formation déjà opérationnel.
Staff & Go en bref : Le SIRH français modulaire connecté à la paie. À partir de 1,20 EUR/salarié/mois. Cible : 10-50, 50-250, 250-1000 salariés. Notre verdict dépend du scénario, pas d'une moyenne d'avis mélangée.
Congés & Absences
Recrutement
Formation
Entretiens
Notes de Frais
Gestion des temps
Embauche
GPEC & Talents
Les congés, heures travaillées, variables et notes de frais sont centralisés puis transmis au logiciel de paie afin de limiter les ressaisies.
Les modules peuvent être activés séparément : une entreprise peut commencer par les congés ou les temps, puis ajouter les entretiens, l'onboarding ou les notes de frais.
Le self-boarding, les contrats pré-remplis, la collecte des justificatifs et les listes de tâches encadrent l'arrivée d'un salarié.
La gestion des temps prend en charge la saisie, l'annualisation, les forfaits jours ainsi que plusieurs modes de pointage. Elle ne sert pas à construire les horaires des équipes.
Staff & Go doit d'abord être évalué comme une couche RH connectée à la paie, et non comme un moteur qui calcule et produit lui-même les bulletins. Cette frontière est importante : les congés, les temps, les variables et les notes de frais sont préparés dans le SIRH, puis transmis au logiciel de paie qui reste le système maître. L'éditeur décrit cette logique de synchronisation sur ses pages consacrées aux congés et absences et aux variables de paie.
Ce positionnement devient pertinent lorsqu'une équipe RH collecte encore ses variables dans plusieurs fichiers, relance les managers par courriel et ressaisit ensuite les informations dans la paie. Le bénéfice attendu n'est pas d'ajouter un tableau de bord supplémentaire : il est de supprimer des transferts manuels entre le collaborateur, le manager, les RH et le gestionnaire de paie.
Le test décisif consiste donc à reproduire un mois réel. Faites poser une absence, corriger un pointage, ajouter une variable exceptionnelle et déposer une note de frais. Vérifiez ensuite ce qui est transmis automatiquement, ce qui exige une validation et ce qui doit encore être retraité dans le logiciel de paie.
L'offre comprend neuf modules Staff & Go activables séparément — embauche, congés et absences, gestion des temps, archivage des bulletins, variables de paie, entretiens, communication, notes de frais et signature électronique — auxquels s'ajoute le recrutement via Flatchr. Le périmètre présenté compte donc dix modules. L'Embauche couvre les contrats ainsi que l'onboarding et l'offboarding ; elle reste distincte du suivi des candidatures assuré par Flatchr.
Cette modularité est utile lorsqu'une entreprise veut commencer par un problème clairement identifié. Une PME peut, par exemple, traiter d'abord les congés et la collecte des variables, puis ajouter la gestion des temps ou les entretiens lorsque les processus et les responsables sont stabilisés. Elle évite ainsi de transformer la mise en place en projet de refonte RH complet.
La modularité peut aussi devenir un piège si personne ne définit le périmètre cible. Plusieurs petits abonnements, des options de pointage, l'accompagnement et les interfaces peuvent modifier le coût total. La grille entreprise publiée par Staff & Go doit donc être comparée à un devis correspondant à l'effectif, aux modules et au mode de déploiement réellement envisagés.
Une démonstration générique ne suffit pas pour valider la connexion à la paie. Demandez à l'éditeur d'utiliser un scénario comprenant une règle d'annualisation, un forfait jours, une absence corrigée après validation et une variable de paie arrivée hors délai. Le module de gestion des temps annonce la prise en charge de plusieurs de ces situations dans sa documentation produit, mais seule une reproduction avec vos règles permet de vérifier le paramétrage nécessaire.
Contrôlez également les responsabilités : qui crée les règles, qui valide une correction, qui peut rouvrir une période et comment une anomalie est-elle signalée avant l'export ? Une synchronisation rapide n'est utile que si l'historique des modifications reste compréhensible par les RH et le gestionnaire de paie.
Enfin, testez la réversibilité. Exportez un dossier salarié, les compteurs, les temps, les justificatifs et l'historique d'une campagne d'entretiens. Le résultat doit être exploitable sans conserver un accès permanent à la plateforme.
Staff & Go ne remplace pas un logiciel de paie. Une entreprise qui cherche une solution unique produisant directement les bulletins doit donc comparer une autre catégorie de produits ou conserver explicitement les deux briques. Cette séparation peut être un avantage pour préserver un moteur de paie déjà maîtrisé, mais elle ajoute aussi une interface et deux responsabilités contractuelles.
Le second point de vigilance concerne le périmètre réel de chaque module. Une case fonctionnelle ne prouve ni la profondeur du workflow ni son adaptation à une convention collective ou à un accord d'entreprise. Faites valider les exceptions qui génèrent aujourd'hui des corrections manuelles, pas seulement le parcours nominal présenté par le commercial.
Le bon verdict dépend ainsi moins du nombre de modules que de la qualité du passage entre RH et paie. Staff & Go mérite une place dans la sélection si ce passage est aujourd'hui la principale source de ressaisie. Si le besoin prioritaire est la paie native, la formation avancée ou un talent management international très profond, cette architecture doit être comparée à une suite couvrant directement ce périmètre.
Sources primaires (déclarations d'éditeur ou documentation, pas un test de compatibilité) :